49 jours – Fabrice Colin

Titre: 49 jours (La dernière guerre, tome 1)

Auteur: Fabrice Colin

49 jours  Fabrice Colin

Résumé

Je m’appelle Floryan ; j’ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, se présentant comme un « Élohim ». Il m’a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers… Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi…

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Mon avis:

Un roman étonnant, très différent de ce à quoi je m’attendais en lisant le résumé, qui ne dévoile qu’une infime partie de l’histoire.

Je me sens du coup obligée de spoiler un peu sur la suite pour pouvoir parler correctement de ce livre. Au début, le personnage principal (Floryan) meurt dans un attentat à Paris, en 2012. il se retrouve dans un paysage vide, une sorte d’ange lui explique qu’il a 49 jours pour choisir entre le paradis (en tout cas, il le vend comme tel) ou entre le Nihil, un gouffre inconnu. Présenté comme ça, déjà, je ne comprends pas que le personnage hésite… qui ne voudrait pas aller au paradis?

Ca, en gros, c’est l’introduction du roman. Le personnage, comme je l’ai dit, hésite, se retrouve à explorer l’endroit où il est arrivé en attendant de faire son fameux choix, et termine dans une sorte de village où il rencontre d’autres personnes, qui lui expliquent qu’un 3ème choix est possible. Il est pris en charge par une jeune fille qui s’appelle Scarlett et qui va lui expliquer le fonctionnement de leur communauté, tout en lui cachant certaines choses. On lui donne un Altar, une sorte de dragon sur lequel il va pouvoir voler (ça m’a beaucoup fait penser à Avatar et, dans une moindre mesure, à Eragon), et il apprend que la raison de vivre (façon de parler, puisqu’ils sont tous morts) de cette communauté, c’est de pouvoir voyager dans le temps. Le roman commence véritablement à ce moment là: grâce à leur Altar, ils ont la possibilité de voyager dans l’histoire, aussi bien dans le passé que dans le futur; sauf que le voyage dans le futur est interdit.

Bien sûr, il n’y aurait pas d’histoire si Floryan ne décidait pas d’aller se promener dans le futur, et c’est tout l’enjeu de ce dyptique: il réalise qu’on ne peut pas aller plus loin que 2030 dans le futur (là, ça m’a fait penser au livre « la rivière du temps »), et que la Terre est alors sur le point de s’éteindre à cause d’une guerre mondiale, causée à la base par un virus qui empêche les femmes d’avoir des enfants (évocation cette fois des « Fils de l’homme »), entraînant l’Humanité vers l’extinction.

A la fin du roman, on en apprend plus sur le monde dans lequel il est arrivé, mais je vais arrêter mes spoils pour ne pas tout dévoiler non plus 😉 (mais certaines révélations m’ont fait penser à Matrix… la lecture de ce livre m’a fait penser à beaucoup de films ou de livres en fait, et je me demande si c’est délibéré de la part de l’auteur d’avoir réuni tous ces éléments dans une seule histoire ou non).

Je peux maintenant dire ce que j’en ai pensé: l’histoire, si elle peut paraître un peu bancale dans le résumé que je viens d’en faire, est super bien maîtrisée, tout a du sens, j’ai trouvé tous les éléments bien amenés au fur et à mesure, l’univers dans lequel le héros évolue est incroyablement riche et cohérent, et j’ai beaucoup apprécié. 

Rien n’est jamais ce qu’il semble être au départ, il y a beaucoup de retournements de situations, chaque chapitre peut apporter une nouvelle surprise sans que ça en devienne lassant pour autant, et c’est rafraîchissant. En clair, sur le plan de l’histoire, j’ai beaucoup aimé, et de façon générale, cette lecture est une très bonne surprise, je m’étonne qu’il ne soit pas plus connu (comme La fille des chimères, qui était génial aussi et qui mérite franchement plus d’attentions). C’est une histoire inclassable, qui part sur une base fantastique (la vie après la mort) en embrayant sur du post-apocalyptique, de la science fiction, tout se mêle incroyablement bien. 

Au niveau des points négatifs (parce que oui, il y en a quand même), je n’ai pas du tout accroché à la plume de l’auteur, et pour moi, c’est le gros point noir du roman. Ca m’a semblé très naïf, et j’ai trouvé dommage de reléguer cette histoire en littérature jeunesse avec le potentiel qu’elle a. (Bon, je suis peut être passée à côté, parce que sur les différents avis que j’ai lu, on félicite justement l’auteur pour son écriture…). Le deuxième point qui m’a agacée, ce sont… les prénoms des personnages. Floryan… pourquoi avec un Y??? Scarlett, alors que le personnage est née dans les années 70 (c’est un prénom très ancien)? Aceline? Rain? mais d’où ça sort? pourquoi pas des prénoms « normaux »?

En résumé, une excellente surprise, je lirai la suite sans problème, même si la plume de l’auteur ne m’a pas plu, l’histoire vaut le détour 🙂

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