Le prestige – Christopher Priest

Titre: Le prestige

Auteur: Christopher Priest

 le prestige  Christopher priest

Synopsis:

Dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, où les numéros de magicien et le spiritisme attirent les foules, deux prestidigitateurs, Alfred Borden et Rupert Angier, se rendent célèbres grâce à l’audace de leurs tours. Cette notoriété ne les protège pas de la jalousie, et bientôt les deux hommes se lancent dans une tragique compétition, chacun mettant au point un numéro de téléportation. Quelle folie ont-ils osé commettre pour devenir le plus grand des magiciens ?

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Mon avis:

Je sais que ce livre est en définitive à classer en SF, mais pour moi, c’est un fantastique, puisque l’intégralité de l’intrigue tourne autour de l’illusionnisme (vous allez me dire, une illusion ce n’est pas non plus du fantastique… chut ^^) et ça ressemble plus pour moi à de la magie qu’à de la science.

J’avais découvert l’histoire il y a quelques années grâce à l’adaptation ciné de Nolan (excellente, comme toujours avec lui), et je ne savais pas du tout que c’était tiré d’un livre! Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert le bouquin dans les rayons du furet.. ni une ni deux, le voilà chez moi! Eh bien, si l’histoire du livre et celle du film présentent des différences significatives, je dois dire que j’ai apprécié les deux, qui se complètent bien. (Et il y a tellement longtemps que je n’ai pas vu le film que je ne me souviens pas des détails).

La structure du roman est assez particulière, puisqu’elle est divisée en 5 parties de longueur inégale qui alternent les époques et les styles. On démarre le livre de nos jours, avec un jeune journaliste, Andrew, qui a été adopté et a l’impression depuis toujours d’avoir un frère jumeau quelque part, avec lequel il aurait une sortie de lien télépathique. Au début du livre, il enquête sur une secte; au cours de son enquête, il va rencontrer Kate, qui lui apprend que leurs aïeuls respectifs étaient illusionnistes à la fin du XIXème siècle et se vouaient une guerre sans merci. Sans transition, on passe dans les mémoires d’Alfred Borden, l’ancêtre d’Andrew, qui raconte comment il est devenu magicien, les débuts de sa carrière et sa rivalité avec Rupert Angier. Ensuite, on découvre les souvenirs de Kate, et l’évènement qui l’a poussée à contacter Andrew, avant de basculer dans le journal intime de Rupert Angier, la partie la plus longue (la moitié du livre), qui, comme pour Borden, raconte sa vie de sa jeunesse à la fin de sa vie. La dernière partie du livre, qui s’intitule « les prestiges » (je vous laisse découvrir le livre et/ou le film pour comprendre de quoi il s’agit), clôture l’intrigue en revenant au présent.

Dans le film, les personnages d’Andrew et de Kate sont inexistants, l’histoire se déroule intégralement dans le Londres victorien avec des parties en prison, ce qui n’est pas du tout le cas ici (j’ai lu que Christopher Priest était visiblement très content de l’adaptation cinématographique, et qu’il aurait aimé avoir lui-même certaines idées développées par Nolan). Les deux versions de l’histoire sont bonnes, et le fond reste semblable: la rivalité entre deux illusionnistes de haut vol. Le milieu des magiciens de la fin du XIXème siècle est vraiment intéressant (voir aussi le film « L’illusionniste ») et on sent que l’auteur a potassé son sujet, il donne beaucoup d’informations et de détails sur la vie des magiciens et la réalisation des tours à la mode à l’époque. J’ai aussi bien aimé le fait qu’on découvre la même histoire par l’intermédiaire de deux points de vue différents, c’est très enrichissant et ça permet d’ouvrir de nouvelles perspectives, de comprendre l’histoire à différents niveaux. La fin de l’intrigue, qui s’oriente clairement vers de la SF (ce qui peut en dérouter certains vu que ce n’est pas du tout le cas du reste du roman), est assez ouverte, l’auteur laisse le lecteur interpréter et comprendre lui-même certains éléments, tout en procurant un final que j’ai trouvé brillant. (Je ne me souviens pas du tout de la fin du film, et ça m’a donné envie de le revoir ^^).

Le seul point vaguement négatif reste le style de l’auteur, que j’ai trouvé un peu trop académique à mon goût, mais c’est un détail. Je ne ferai pas de ce livre un coup de coeur, mais c’est clairement un très bon roman!

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