Agnès Rabotin

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Sa vie 

Agnès Rabotin est une auteure française. Correctrice de français, l’envie d’écrire, qui l’avait quittée avec la vie adulte, la reprend devant Twilight! Trois années s’écouleront avant que ne paraisse son premier roman, Le dernier Oracle (2012), premier tome de la trilogie Origines.

Agnès Rabotin a fait le choix de s’auto-éditer et maîtrise donc l’intégralité du processus d’édition, de l’édition à la publication en passant par la correction, la demande de numéro ISBN ou encore le dépôt légal.

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Son livre  

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Origines – tome 1, Le Dernier Oracle

A 29 ans, Johanne a une mémoire hors norme et un odorat d’une extrême sensibilité. Elle est enceinte de son premier enfant et tout serait parfait si Hadrien, le futur papa, n’était pas un jeune homme trop immature pour faire face à ses responsabilités. Hadrien est parti.
S’ajoute à cela l’intrusion dans sa vie d’un mystérieux personnage. Elle voit à travers son regard tandis qu’il la fait entrer dans une nouvelle réalité. Un voyage qui va lui permettre de comprendre les plus grands mystères de l’existence et plus encore, que rien dans sa vie à elle n’est le fruit du hasard. Et si son bébé était l’enjeu d’une rivalité olympienne?

Son interview

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire Origines? Quelles ont été vos influences (littéraires ou autres)?

L’envie d’écrire était très présente quand j’étais adolescente. Puis, avec la vie trépidante d’adulte, de maman, je suis passée à autre chose. Et voilà qu’en 2009, je découvre Twilight au cinéma. Quand j’ai su que ce film était tiré d’une série de livres, j’ai eu très envie de les lire, et c’est là qu’il y a eu un déclic. Ces livres, que je dévorais – dans leur version originale –, j’aurais voulu les avoir écrits moi-même. Un très étrange sentiment de frustration ! Ce sont donc bien les livres de Stephenie Meyer qui m’ont influencée et donné envie d’écrire ; j’en souris aujourd’hui. Durant cette même année 2009, j’ai commencé à ébaucher un début d’histoire sans trop savoir où j’allais. Je n’avais que quelques pistes : il y aurait des dieux grecs, une femme qui aurait une mémoire particulière et un bébé.

Jostein Gaarder m’a influencée aussi, notamment avec Le Monde de Sophie, car, comme lui, je voulais que ce livre soit une mine d’informations sans être didactique. Que le lecteur découvre ou retrouve la mythologie grecque sans vraiment en avoir l’intention, juste par le plaisir d’anecdotes disséminées çà et là et par l’histoire des dieux. Je me suis beaucoup documentée pour coller le plus possible aux différentes variantes de la mythologie. Il y a bien sûr des détournements, car il fallait parfois bien servir mon histoire… Sur le site dédié à mon livre, http://ledernieroracle.jimdo.com/, le lecteur peut accéder à un certain nombre de pages qui reprennent les mythes et les personnages qui sont dans mon roman pour s’y référer en cas de doute.

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Pourquoi avoir choisi de vous focaliser sur la mythologie grecque en particulier, plutôt que sur d’autres mythologies antiques ?

C’est cette mythologie-là qui m’attire depuis que je suis toute jeune, difficile de dire pourquoi. La mythologie grecque, mais aussi la Grèce, Athènes… Au collège, un prof nous avait fait découvrir l’Odyssée, mais j’avais l’impression que je connaissais déjà. J’avais pas mal de livres sur le sujet, et on retrouve souvent des références à la mythologie grecque dans les films, les dessins animés… et chaque fois qu’il y avait une référence mythologique, cela éveillait ma curiosité. C’est comme si j’avais baigné dans cette mythologie-là sans vraiment le vouloir, comme si c’est elle qui m’avait trouvée… La découverte des philosophes grecs plus tard ne m’a pas permis de me lasser. J’ai appris le grec démotique avec la bonne vieille méthode Assimil et j’ai un peu voyagé en Grèce, surtout à Athènes, seule et avec mon mari.

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Je vois sur votre site que vous avez démarché assez peu de maisons d’édition avant de vous décider à vous autopublier. Pour quelle raison n’avez-vous pas continué à chercher un éditeur (qui aurait permis à votre livre d’être plus connu) ? Était-ce parce que vous appréhendiez qu’on juge votre travail, que vous préfériez finalement gérer votre livre de A à Z… ?

Effectivement, j’ai envoyé à cinq maisons d’édition seulement, sans grande conviction. De grandes maisons, car j’avais à l’idée – peut-être à tort, je ne sais pas – qu’une petite maison d’édition allait me reléguer dans un coin de son catalogue tout en gardant le coude sur mes droits et que je serais pieds et poings liés. Et puis on commençait à parler de l’arrivée imminente du phénomène Amazon Kindle et ce fut comme une évidence pour moi. Très tentante l’idée d’être son propre éditeur, de gérer son livre de A à Z, de ne rien devoir à personne. Et ce qui me plaisait particulièrement, avec Kindle, c’était la possibilité de gérer mon livre, de faire les modifications que je souhaitais et autant de fois que nécessaire. Bien m’en a pris, car la toute première version de mon roman, qui a été écrite sur 3 ans, était inégale dans le style. C’était mes premiers écrits, je me cherchais en quelque sorte, et je suis passée d’un style très introspectif et descriptif à un style plus « actif », avec de l’humour notamment. Après les retours de lecteurs, j’ai pu en prendre conscience et « écrémer » la première partie, la rendre plus légère – et donc plus digeste.

Je parle de la version numérique, mais la version papier est celle qui me donne le plus de plaisir : avoir fait toute seule ma mise en page, commander mes cartons de livres, mes supports de promotion, aller à la rencontre des lecteurs lors de séances de dédicaces… J’en vends assez peu, certes, mais ce que je vends, c’est grâce à mes efforts, ça me rend encore plus fière.

Puis est arrivé le moment où mes ventes sur Amazon ont commencé à stagner. Je ne suis pas une pro de la communication, j’ai été au bout de mes possibilités sur Facebook. J’ai alors confié mon livre à un éditeur numérique, L’ivre-Book. Lilian Ronchaud m’a fait entièrement confiance et a accepté de prendre mon livre tel quel, ce qui m’a permis de diversifier les plateformes numériques (Numilog, Fnac.com, Chapitre.com…). C’est tout récent (le 21 mars 2015), je n’ai pas encore le recul nécessaire pour savoir si ça a eu un impact sur les ventes. Dans tous les cas, j’ai décidé de garder mes droits sur la version papier, en tout cas pour l’instant.

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Où en êtes-vous de la suite du Dernier Oracle?

Je m’étais promis de ne pas mettre trois ans à l’écrire, et je n’ai pas réussi à tenir ma promesse… J’en suis actuellement à plus de 400 pages, mais cela fait bien six mois que je n’ai plus écrit, ou de manière trop irrégulière, suite à un changement dans ma vie professionnelle qui m’a accordé trop peu de temps. J’ai la possibilité de m’y remettre aujourd’hui, alors je compte bien répondre à l’attente des lecteurs qui me demandent régulièrement quand sortira le tome 2. Un peu de pression, sentir que mon livre est attendu, me pousse à continuer.

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Avez-vous une habitude particulière pour écrire ? Quel est votre rythme d’écriture ?

Pas d’habitude, pas de régularité, pas de plan. C’est sans doute un des facteurs de ralentissement, mais c’est comme ça que j’aime écrire, que j’y prends du plaisir. Zéro contrainte.

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Avez-vous un genre littéraire préféré ? Quel est votre/Quels sont vos livre(s) préféré(s) ?

Je n’ai pas de genre littéraire de prédilection, je peux tout lire à part les biographies et les histoires qui font peur. Après, je ne dis pas que je vais tout aimer…  Disons qu’il y a parfois de bonnes surprises où on ne les attend pas ! Maintenant, j’avoue être surtout attirée par les histoires où il y a une pointe de fantastique, de l’amour, de beaux apollons…

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Aimeriez-vous une adaptation cinématographique?

Et comment ! Ce serait une concrétisation. Ce qui est amusant, c’est que j’écris en ayant mes personnages en scène dans la tête. Je leur colle le physique d’un acteur et je les vois jouer.

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Un conseil pour inspirer les écrivains en herbe?

J’ai lu parfois des conseils aux auteurs, et ce qui me laisse perplexe, c’est que bien souvent, à moi, ces conseils ne conviennent pas. Mieux encore, je constate qu’il y a autant de façons d’écrire que d’écrivains ou presque. Je crois qu’une personne qui a envie d’écrire n’a pas vraiment besoin de conseils. C’est toujours rassurant de lire des « méthodes », des « trucs et astuces »… mais au bout du compte, je ne crois pas que les gens les suivent vraiment, ils y vont à l’instinct. En revanche, j’ai créé un blog, http://je-me-publie.jimdo.com/ pour aider l’écrivain en herbe à s’autoéditer. Parce qu’il y a l’écriture, certes, mais il y a aussi la mise en page de son livre papier, les démarches légales, la promotion… Je ne prétends pas être exhaustive ; ma volonté est de faire partager ce que j’ai appris tout au long de mon petit parcours, et j’apporte ce que je peux en fonction de mes compétences de correctrice aussi.

(propos recueillis le 15.05.2015)

Si vous ne connaissez pas cette auteure, je vous invite vraiment à découvrir son roman

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