The book of Ivy – Amy Engel

Titre: The book of Ivy

Auteur: Amy Engel

couv73233627  amy engel

Résumé

Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

 tampon-clear-arabesque

Mon avis:

The book of Ivy. LE livre dont parle toute la blogosphère en des termes plus qu’élogieux depuis sa sortie. LA nouvelle dystopie YA qui fait sensation. Un accueil public pareil, en général, ça m’inquiète, parce que j’ai peur d’être déçue. J’ai donc beaucoup hésité avant de l’acheter. Et effectivement, le livre n’est pas à la hauteur de sa réputation pour moi.

Attention, je ne dis pas que je n’ai pas aimé. Comme tous les romans YA, ça se lit tout seul, c’est plaisant, sans prise de tête. Le fond de l’histoire est intriguant. Seulement, comme d’habitude avec le YA, ce n’est pas fouillé, ça manque d’approfondissement, l’auteur se concentre sur des détails, sur la forme plutôt que sur le fond. Bref, ça manque cruellement de l’envergure qu’une histoire pareille serait en droit d’avoir. Des jeux de pouvoir, de la manipulation, une intrigue a grande échelle aurait été vraiment intéressante. Là, nous sommes finalement dans une toute petite ville (10 000 habitants seulement), coincés dans le quotidien d’Ivy avec Bishop pendant 300 pages pendant lesquelles ils apprennent simplement à se connaître. Il ne se passe pratiquement rien, il n’y a pas d’alternance de point de vue (ce qui aurait pu être bénéfique pour le coup, car là, nos perspectives sont très étriquées, limitées à celles d’Ivy). On se rend simplement compte que tout n’est pas si manichéen que le père d’Ivy aurait voulu lui faire croire.

Les personnages secondaires sont limite caricaturaux: la soeur manipulatrice et froide, le père sans aucun scrupule, la méchante belle-mère… seul le beau-père semble humain (mais pas au point d’exercer une politique qui soit humaine). Bishop est trop beau pour être vrai (encore un cliché de la littérature YA). Ivy est vendue comme quelqu’un de fort mais, si elle est sympathique, m’a paru plutôt molle, n’arrivant pas à tenir tête à son père et sa soeur avant les 40 dernières pages – pourtant, il est évident que leur discours est orienté et destiné à la manipuler. Bien sûr, sur le fond, ils ont raison (les mariages arrangés, c’est mal) (ouh la révélation!) mais en dehors de ça, que proposent-ils de mieux? Si le père d’Ivy souhaite prendre le pouvoir par la force, en quoi est-ce démocratique? Quant à sa soeur, elle fait franchement peur tant son endoctrinement et sa soif de pouvoir l’aveuglent… On devine très vite que tout ne se passe pas rééllement comme on l’a expliqué à Ivy (les méchants au pouvoir) mais à part cette histoire de mariage arrangé, et les expulsions hors des frontières de la ville, il se passe quoi au juste dans cette ville? ça ne parait pas SI horrible… (Ah, si, on a quand même le méchant voisin qui maltraite sa femme pour noircir un peu le tableau, pardon).

La catastrophe qui a amené à la création de cette société (une apocalypse nucléaire) semble également d’une noirceur digne des Télétubbies. Une guerre nucléaire, ça laisse suffisamment de radioactivité dans l’air, dans le sol, dans tout ce qui nous entoure pour que la vie soit radicalement transformée. Je ne suis pas spécialiste, mais pour autant que je sache, ça met des centaines d’années à s’éliminer. Pendant tout ce temps, la nourriture est contaminée, l’air est contaminé, donc tout le monde devrait l’être (contaminé). La plupart des bébés devraient être morts-nés ou présenter des malformations congénitales graves. La, Ivy évoque à un ou deux moments des malformations, conséquences des radiations, mais bien trop peu pour que ça soit pertinent. On a l’impression qu’elle vit dans une bulle protégée de l’atmosphère radioactive alors que ce n’est absolument pas le cas (la ville n’est entourée que d’une simple barrière qui n’a pas les moyens de stopper la radioactivité). Bref, j’espère que le tome 2 permettra d’en savoir plus sur cet univers, mais surtout qu’il sera plus noir, plus crédible par rapport à la catastrophe racontée.

Encore une fois (c’est vraiment une manie dans le YA) l’ensemble est limite asexué, d’une chasteté presque risible. Le livre est destiné aux jeunes adultes – un jeune adulte peut entendre parler de sexe sans être choqué. Pas besoin de laisser les personnages habiter dans la même maison pendant 3 mois sans qu’il ne se passe rien (à part quelques baisers 50 pages avant la fin). On a l’impression d’être dans Twilight (écrit par une auteur mormonne, je le rappelle).

L’intrigue, de son côté, n’est franchement pas originale et reprend à peu près tous les codes auxquels on a droit en littérature YA. On a un mélange de références provenant, en vrac, de Roméo et Juliette, de Promise (Ally Condie), de Rouge Sang (Melvin Burgess), de La sélection (Kiera Cass) et bien d’autres.

Enfin, je vois énormément de chroniques qui mentionnent la beauté de la couverture, euh… personnellement je la trouve très quelconque et surfaite, je n’accroche pas (ça me rappelle une ancienne affiche de Desperate Housewives). Elle fait vraiment jeunesse. Bon, comme le livre doit justement ses défauts à son côté trop jeunesse, je suppose qu’on peut dire que c’est dans la logique du roman.

J’avais visiblement beaucoup de choses à dire sur ce roman ^^ en me relisant je me rends compte que je fustige vraiment l’intégralité du truc alors que je n’ai pas passé un mauvais moment de lecture! J’ai apprécié le bouquin, c’est juste encore un de ces titres englués dans les clichés du YA pour moi. Je préfère ceux qui sont plus noirs et plus aboutis (la saga Pure de Julianna Baggott par exemple, ou La 5ème vague de Rick Yancey). Mais je lirai la suite sans problème quand ça sortira! (comment ça, je ne suis pas très cohérente avec moi-même? ^^)

En résuméImage5

Publicités

15 réflexions sur “The book of Ivy – Amy Engel

  1. Je comprends tes critiques, même si pour moi ça a été un coup de coeur. Pour ce qui est de l’absence totale de sexe, c’est finalement presque un « critère » en YA j’ai l’impression; à la limite on a quelques allusions, mais jamais de scènes explicites. Ce que je trouve absurde aussi remarque, à cet âge on est assez grands xD

    J'aime

  2. Ce livre ne me tape pas du tout mais alors PAS DU TOUT dans l’oeil ! J’ai l’impression que c’est nul.. Et franchement, vu tous les petits détails que tu soulèves, je pense que ça me saoulerais ! XD

    J'aime

  3. Je ne connais pas grand chose en YA en fait, c’est ce qui m’a certainement fait accroché. C’était un coup de coeur pour moi, mais parce que je ne lis pas ces clichés de facon régulière, et que je ne m’attendais à rien de sombre.
    Et pour travailler dans le nucléaire, tout dépend de la distance entre la catastrophe, dont je ne me souviens plus des causes dans la bouquins, et l’endroit où vit cette population. Mais si on regarde les conséquences de Tchernobyl, des personnes vivent encore dans le périmètre interdit, et même s’il y a eu de nombreuses morts, les espèces se sont adaptées, je pense notamment aux souris qui ont mutées entre deux espèces, mais qui vivent tout de même. La radioactivité est bien sûr nocive, mais en 100 ans (je crois que c’est à peu près le temps écoulé dans le bouquin ? ) il est possible que l’humain se soit adapté aux particules dans l’air. (J’ai vraiment l’air d’une pro-nucléaire alors que ce n’est pas du tout le cas xD)

    J'aime

    • il y a 50 ans après la catastrophe dans le livre ^^ je sais qu’on peut survivre, c’est juste qu’il devrait y avoir beaucoup plus de personnes avec des malformations de naissance, non? et le fait qu’ils mangent la nourriture qu’ils cultivent dans un sol contaminé sans aucun effet sur leur santé…? il devrait y avoir des cancers, des carences, mais là rien de tout ça… bon, après, ce n’est pas le sujet du livre non plus ^^’

      Aimé par 1 personne

      • Ben, tout dépend. En fait, il manque trop d’infos sur les causes de la catastrophes pour que l’on puisse savoir si cela aurait des conséquences. Je veux dire, Fukushima n’empêche pas les japonais de planter des patates douces ^^ Et je pense que c’est fait exprès, l’auteure n’y connait peut-être rien et du coup elle évite de justifier pour cacher son ignorance ? xD Trop de facteurs entre en compte quand on parle de radioactivité. Mon bureau se situe à côté d’une cheminée d’une station d’incinération de déchets nucléaires, et je ne risque rien, grâce a 15000 mécanismes de protection. Enfin bref ^^ Ce n’est pas le sujet du livre oui ^^

        J'aime

Une petite bafouille?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s