La stratégie Ender (Le cycle d’Ender, tome 1) – Orson Scott Card


Titre
: La stratégie Ender (Le cycle d’Ender, tome 1)

Auteur: Orson Scott Card

Untitled WRITING WRITER BOOK AUTHOR READING LITERATURE

Synopsis:

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l’attaque d’un peuple extraterrestre, les Doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.

Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers — tous des surdoués —, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé à devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… et cela le dépasse. Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité. Et Ender n’a que six ans…

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Mon avis:

Après une excellente première expérience avec Orson Scott Card (Enchantement), j’ai voulu découvrir son roman le plus célèbre, La stratégie Ender (premier tome d’une série), qui est considéré comme son chef-d’oeuvre. Je me suis ensuite rendu compte que c’était du space-opéra, et autant j’aime la SF, autant le space-opéra, je ne suis pas fan… du coup, le livre a pris la poussière un petit moment avant que je ne me décide à le sortir de ma PAL. Et comme pour Enchantement, je regrette de ne pas l’avoir lu plus tôt!

L’intrigue débute sur Terre, dans un futur indéterminé (plus avancé, mais pas à des siècles du nôtre non plus). Traumatisée par une guerre qui a opposé l’Humanité à une peuplade extra-terrestre qui a tenté de coloniser notre planète 50 ans plus tôt, l’armée est à la recherche du stratège parfait, du génie militaire qui pourra nous débarrasser des Doryphores à tout jamais. Repéré, le jeune Ender est envoyé à l’Ecole de Guerre, en orbite autour de la Terre. Ses « recruteurs » sont persuadés que c’est lui qui finira par sauver l’Humanité, et ils l’isolent, le soumettent à une pression et à une succession d’épreuves pendant sa scolarité (qui dure jusqu’à ses 12 ans) pour l’endurcir et faire de lui le sauveur que tout le monde attend.

Je trouve la plume de l’auteur magnifique. Ce livre a parfois été classé en jeunesse (probablement parce que la plupart des personnages sont des enfants) mais ce n’est absolument pas du jeunesse pour moi. C’est hyper fin, diablement intelligent, et les personnages principaux étant tous plus ou moins des surdoués (même si Ender est encore un cran au dessus), on sent toute une mécanique intellectuelle derrière, la réflexion qu’a dû avoir l’auteur au moment de la rédaction du roman. D’ailleurs, le livre (qui date de 1985) n’a absolument pas vieilli, au contraire, je trouve assez génial qu’Orson Scott Card ait réussi à en faire un livre très moderne, qui brasse et dénonce des thèmes encore d’actualité aujourd’hui (je pense notamment aux enfants-soldats). C’est très dense, mais très prenant, et j’ai eu l’impression de lire un roman très long alors qu’il ne fait que 380 pages.

Ender est un personnage qu’on a plaisir à suivre et qui ne peut qu’impressionner. Non content d’être supérieurement intelligent, sa psychologie est particulièrement travaillée, j’ai vraiment apprécié de passer cette lecture avec lui et suivre son évolution. Son frère et sa soeur restés sur Terre sont des personnages secondaires mais ne sont pas en reste et leur maturité est telle (tout comme pour Ender) que j’avais plus l’impression d’être en présence de thésards que d’enfants ^^ (encore que tous les thésards ne sont pas forcément matures, mais c’est un autre débat :P). D’ailleurs, pour avoir regardé le film dans la foulée, je trouve dommage que les pensées d’Ender n’aient pas été retranscrite (par une voix off par exemple): là, dans le film, on le voit agir sans comprendre ses motivations et il parait très froid, alors que dans le livre, ses choix sont bien plus expliqués.

Il s’agit clairement d’un roman initiatique, donc, comme souvent, il y a quelques longueurs, mais ça ne m’a pas du tout gênée.  En revanche, l’atmosphère très masculine, le côté « seuls dans l’espace » m’ont donné le ressenti d’une ambiance assez froide – ce qui colle avec le cadre militaire du récit. Tout n’est pas expliqué, et on sent que l’auteur a gardé des idées sous le coude pour les tomes suivants.

J’ai beaucoup aimé les échanges qu’on trouve au début de chaque chapitre entre Graff et un autre « décideur » militaire; on voit bien le type de décisions totalement contraires à l’éthique la plus élémentaire (soldat à 6 ans?!) qui peuvent être prises en cas de conflit, et les crises de conscience que ça engendre (ou non). Mais c’est vrai que du point de vue de l’intrigue, je n’ai pas compris pourquoi ils recrutaient des enfants aussi jeunes, ni pourquoi ils n’allaient pas vaincre les Doryphores eux-mêmes…

En résumé, j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire (alors que je ne pensais pas que ça serait le cas). Je suis super curieuse de lire la suite! 

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12 réflexions sur “La stratégie Ender (Le cycle d’Ender, tome 1) – Orson Scott Card

  1. Le tome 2 est trèèès différent ! Mon mari qui adore la SF a particulièrement été dérouté par l’aspect trop philosophique, tandis que j’y ai plus trouvé mon compte. J’ai hâte de lire le 3, bonne lecture du 2 !

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  2. Comme toi le space opéra ne m’attire pas trop, mais je me suis procuré celui-ci pcq ça avait l’air d’être un classique à lire. Mais je n’ai pas encore sauté le pas. Enchantement me tentait bien aussi… Tu en dis beaucoup de bien et il faut vmt que je me décide à le lire 🙂

    Au passage, j’aime beaucoup ta façon de présenter tes articles, avec la photo de l’auteur ! Tout ton blog est très agréable à regarder et j’ai déjà été farfouiller dans tous tes onglets… Bref j’aime beaucoup ton blog et j’y reviendrai souvent 🙂

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    • oh merci pour ce gentil commentaire! ça me fait super plaisir 🙂

      Oui j’ai pris celui-ci parce que ça avait l’air d’être un must du genre.. heureusement il m’a bien plu 🙂

      Enchantement est long à démarrer mais après il est vraiment excellent aussi! j’espère que tu les aimeras 🙂

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  3. Après avoir lu ton commentaire sur mon article sur NineHank, je me suis dit que je jetterai bien un oeil à ta chronique!
    Je suis tout à fait d’accord avec toi, au départ j’étais un peu perplexe face à certains points de départ du livre (space opéra, enfant-soldat…) mais j’ai vraiment apprécié cette lecture!

    Mon gros coup de coeur est cependant pour le tome 2 qui est complètement différent et qui livre une reflexion profonde (et un peu plus philosophique) sur l’acceptation (ou non) de la différence de l’Autre et ses raisons… Si le tome 1 peut être considéré comme littérature jeunesse ou YA, clairement le tome 2 est plutôt à placer du côté de la littérature adulte! Moi je l’ai vraiment beaucoup aimé, c’était mon coup de coeur de l’hiver dernier!

    A bientôt pour d’autres chroniques! 🙂

    Aurore

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    • ah, justement je vais acheter le 2 bientôt mais j’ai un peu peur de passer à côté parce que je sais qu’il n’a plus rien à voir! ton commentaire me rassure, je préfère quand la réflexion est plus creusée justement 🙂

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