Sa majesté des mouches – William Golding

sa majesté des mouches

Résumé:

Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte. L’aventure apparaît aux enfants comme de merveilleuses vacances : ils se nourrissent de fruits, se baignent, jouent à Robinson. Mais il faut s’organiser et, suivant les meilleures traditions des collèges anglais, ils élisent un chef… Un grand roman d’aventures, mais surtout un magnifique roman d’apprentissage de la vie en société avec ces règles et ses cruautés. tampon-clear-arabesque

Mon avis:

Un roman jeunesse (pas si jeunesse que ça finalement, il est très sombre!) paru en 1954 qui m’avait beaucoup marquée au collège. Je suis dans une période « relire des livres que j’avais aimé quand j’étais petite » (vous allez en voir plusieurs arriver les prochains jours…) et celui-ci me faisait de l’oeil depuis pas mal de temps. Comme c’est un classique du genre, je me suis replongée dedans avec plaisir. 

Le pitch est simple: c’est un mélange de Robinson Crusoé (ou Vendredi et la vie sauvage), Lost, Seul au monde, Primal et autres oeuvres traitant de la survie sur des îles désertes. Sauf qu’ici, nous sommes en présence d’enfants de 6 à 12 ans, sans aucun adulte (ni aucune fille d’ailleurs).

Après le crash de leur avion, ils commencent par s’organiser, élire un chef, démarrer un feu pour se faire repérer par des secours, et chercher à manger. Mais rapidement, le leader du groupe des chasseurs commence à tenir tête à celui qui a été élu chef, et les premières querelles apparaissent…

Le livre fait froid dans le dos car il présente une thèse vraiment pessimiste sur la nature de l’Homme, qui redeviendrait sauvage très vite sans la soupape de la civilisation pour canaliser nos instincts. Malgré la bonne volonté de quelques uns, la soif d’aventure et de liberté de ces gamins les amène à commettre l’irréparable. Les personnages les plus réfléchis sont les moins écoutés, et tous vont finir par se tourner vers celui qui représente uniquement la sauvagerie latente et le manque d’organisation. On ne peut s’empêcher de se demander comment on aurait réagi à la place de ces enfants; le roman est-il réaliste et crédible dans son approche ou est-il trop fantaisiste, trop pessimiste? 

J’aime beaucoup la fin. Si vous ne connaissez pas encore ce roman, je vous invite à le découvrir, ne serait-ce que pour votre culture générale (non je ne suis pas pontifiante ^^’), il est vraiment bien!

En résuméImage6

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21 réflexions sur “Sa majesté des mouches – William Golding

  1. Je l’ai lu il n’y a pas si longtemps et effectivement on ne s’attend pas à ça de la part d’un livre classé « jeunesse ». Mais malgré sa dureté, je trouve que c’est vraiment un livre très intéressant à faire lire à des enfants, enfin pas trop petits…

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  2. Curieux et curieusement la curiosité attire , en même temps , à la lecture je me suis demandé si l’auteur n’est pas en train de faire passé comme message que finalement c’est le plus souvent la dictature qui l’emporte . Je le lirais volontiers pour m’assurer que je me trompe .
    Si..non , je deviens PAL ( pale ). un de plus !

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